Témoignage COPF : une collaboration digitale au service de la performance polynésienne

Performance
22/1/2026
D’après l’interview d’Éric Zorgnotti, directeur technique du Comité Olympique de Polynésie Française (COPF) En Polynésie, la transformation numérique du sport s’accélère, portée par des acteurs engagés et visionnaires.

Tout a commencé lorsque l’Institut de la Jeunesse et des Sports de la Polynésie Française (IJSPF) a choisi de s’équiper d’une solution développée par Innovation Performance Analytics (IPA), sur les conseils d’un club local déjà utilisateur convaincu.

Séduite par les résultats, l’IJSPF a rapidement intégré IPA dans son dispositif de suivi et d’analyse. Quelques mois plus tard, le Comité Olympique de Polynésie Française (COPF), à la recherche d’un outil pour renforcer le pilotage de ses fédérations et accompagner ses athlètes, a décidé de suivre la même voie.

« Nous cherchions une plateforme pour avoir des données et un suivi de nos athlètes », explique Éric Zorgnotti, directeur technique du COPF.

« En découvrant que l’IJSPF utilisait déjà Medisharp, nous avons pris contact avec Philippe Idjéri, et la suite s’est faite naturellement. »

Ce choix commun n’a rien d’anodin : il a permis d’instaurer une synergie nouvelle entre le COPF et l’IJSPF, deux institutions clés du sport polynésien désormais unies par un même outil et une même ambition — faire progresser la performance grâce à la donnée.

Une digitalisation au service de la cohérence et de la performance

Le COPF, association loi 1901, fédère 37 fédérations sportives et accompagne les athlètes dans leur préparation aux Jeux du Pacifique.

« Notre rôle est d’accompagner les fédérations pour qu’elles soient performantes lors des Jeux, qui ont lieu tous les quatre ans », rappelle Éric Zorgnotti.

Face à la diversité des disciplines et des réalités locales, la digitalisation est devenue un levier essentiel pour gagner en cohérence, efficacité et visibilité.

« Nous avions contacté IPA et un concurrent pour comparer les solutions. Le fait que la plateforme soit déjà utilisée en Polynésie par l’IJSPF nous a confortés dans notre choix », explique-t-il.

Mais au-delà de la technologie, c’est la relation humaine avec les équipes d’IPA qui a fait la différence.

« Olivier Brachet a su répondre à nos exigences et nous proposer des solutions adaptées à notre réalité. Nous avons senti une vraie écoute et une capacité d’adaptation. »

Playsharp : un socle commun pour des fédérations aux profils variés

Avant Playsharp, le COPF devait composer avec des fédérations très différentes en moyens et en fonctionnement.

« Nous avions différentes fédérations avec des problématiques et des fonctionnements différents. Il y avait aussi un problème de financement lié aux licences. Olivier a su trouver un compromis pour que nous puissions avancer. »

Aujourd’hui, Playsharp offre un socle commun de travail, tout en laissant à chaque fédération la liberté d’adapter l’outil à ses besoins. Trois fédérations pilotes — cyclisme, triathlon et kayak — utilisent déjà la plateforme, bientôt rejointes par le va’a (pirogue) et la natation.

« Le triathlon l’utilise beaucoup et en est très satisfait. La natation garde l’outil comme essentiel. Et le projet va’a va permettre aux coachs de gérer des athlètes situés sur différentes îles. »

Dans un territoire aussi vaste que la Polynésie, Playsharp devient un pont numérique entre les coachs et les athlètes, facilitant le suivi à distance et l’ajustement en temps réel des charges d’entraînement.

Un outil au service de la décision et de la performance

Pour Éric Zorgnotti, la digitalisation n’a de sens que si elle sert concrètement le terrain.

« Oui, dès lors que c’est dans un but de faire gagner du temps et d’aider aux choix. »

Grâce à Playsharp, les entraîneurs disposent d’informations fiables pour suivre les évolutions, ajuster les charges d’entraînement et mieux gérer la performance individuelle.

« En triathlon, le coach entre tous les tests et peut suivre les évolutions. Cela permet de régler les charges et de les adapter », précise-t-il.

Peu à peu, une culture du suivi et de la donnée s’installe dans les habitudes, au service d’un objectif clair : la performance collective.

Cap sur les Jeux du Pacifique 2027

Les Jeux du Pacifique 2027, organisés à Tahiti, représentent une étape majeure.

L’objectif du COPF est clair : remporter plus de 80 médailles d’or.

« Pour l’instant, seulement un quart des fédérations utilisent la plateforme, mais ce sont celles à haut potentiel de médailles. Nous pourrons mesurer l’impact de Playsharp sur la performance. »

Le COPF espère que de plus en plus de fédérations rejoindront le mouvement, pour bâtir un système de performance harmonisé et durable.

Une collaboration humaine et réactive

Au-delà de la technologie, Éric Zorgnotti insiste sur la qualité de la relation avec les équipes d’IPA.

« Nous sommes très satisfaits du SAV, car il est très réactif à nos demandes. C’est un partenariat humain avant tout. »

Avec l’IJSPF et le COPF désormais équipés de solutions IPA, la Polynésie pose les bases d’une collaboration numérique inédite.

Une alliance fondée sur la confiance, la complémentarité et la vision, au service d’un sport polynésien plus connecté, plus structuré et prêt à briller lors des Jeux du Pacifique 2027 et au-delà.